Un reportage de "Silence ça pousse" sur notre village
Ce blog rassemble différentes informations sur la ville de Meyrargues (Bouches du Rhône). Patrimoine, histoire, vie pratique, actualités... Vous allez tout savoir sur Meyrargues !
Histoire de Meyrargues
L’histoire du village...
Les passionnés d’héraldique savent certainement que Meyrargnes fait partie des 13 communes provençales dont les armes portent les traces de la famille des Baux.
La première mention de Meyrargues remonte à 1204,où, dans une bulle, le pape Benoît VII cite Hugues, seigneur des Baux et de Meyrargues. Il semble qu’au Moyen Âge la commune, peuplée de petits propriétaires, ait joui d’une certaine prospérité; la chasse au lapin avec le furet y était une passion pour beaucoup. Les choses se gâtent lorsque, après être passée entre de nombreuses mains, la seigneurie échoit à des nobles peu enclins à partager leur domaine. D'ailleurs, d'Alagonia qui l'avait reçu en récompense de bons et loyaux services, le trouvait si pauvre qu'il le comparait à un "poulailler".
Jusqu'à la Révolution, les terres les plus riches appartiennent au seigneur et les petits propriétaires sont relégués dans les collines ; mettre en valeur ces terrains accidentés et peu fertiles relève d’un travail de titan avec la construction de terrasses, et complexe par la gestion de l’eau.
Outre ses difficultés avec son seigneur, le village est en partie pillé et brûlé par deux fois durant les guerres de Religion.
En 1789, les habitants revendiquent dans les Cahiers de doléances ; ils réclament les bonnes terres, la diminution des taxes et l’interdiction de construire des pigeonniers et de détenir des pigeons (qui mettent régulièrement à mal les récoltes).
En 1793, les Meyrarguais s’emparent d’une partie des "iscles" sur les bords de Durance, mais ils devront restituer ces terres d'une grande fertilité aux Valbelle, 8 ans plus tard, avant d’en reprendre définitivement possession. Au XIXe siècle, la commune connaît une période de croissance forte avec la création des chemins de fer, la conquête des riches terres duranciennes et l’abandon des terres collinaires. En 1921, plus de 2950 ha de terres cultivables portent du blé, mais aussi des pommes de terre, des asperges, des tomates et des oignons. L’industrie prospère et son plus beau fleuron est sans aucun doute l’usine de conserverie Barbier-Dauphin créée en 1935.La situation géographique
Dans une gorge étroite, où l'ensoleillement est limité en hiver par l'ombre portée de colline de la Caranque, exposée au vent du nord et très froide, avec le Pré de Ville petite plaine en contrebas de la butte, souvent inondée autrefois par les eaux des torrents descendant des collines et se jetant dans le Grand Vallat, le site semblait ne pouvoir laisser que peu d ’espace a l'implantation d’un habitat.
Malgré ces contraintes, le village n’a cessé de grandir en phases successives, jusqu’à aujourd'hui.
D'abord groupé contre la butte du château et l’actuelle chapelle dite "Mère de Dieu", il se déplace vers son site 1'actuel au XVI siècle en enserrant le pied de la colline de son lacis de rues étroites, une rue s'ajoutant à l’autre au fur et à mesure des besoins.
Au XIXème siècle, le quartier des Maisons Neuves, sagement aligne le long de la route vers la vallée de la Durance, aujourd’hui cours des Alpes et avenue de la République, rompt définitivement avec le village ancien par son tracé rectiligne. Un chroniqueur local, Raphaël Bourrillon, nous raconte à cet égard que c‘est entre 1830 et 1840 que Martin joseph, entrepreneur maçon, réalise ce premier lotissement en construisant une rangée d'immeubles revendus des qu’achevés.
Plus récemment, quatre nouveaux quartiers ont donne au village sa silhouette actuelle : la Pourane (1962) et La Malvoisie (1980) au nord de la colline du château, le Grand-Vallat (1970) et le Pré de Ville (1984) à l’ouest, au pied du vieux bourg. Ces deux derniers ont été édifiés sur ce qui était autrefois "de belles prairies et des jardins".
Le terroir
Entre collines et Durance, le terroir de Meyrargues a été coupé en deux lors de la mise en service du Canal
EDF a partir de 1960 au sud, le vaste espace forestier du Ligourès dont les collines forment les contreforts adoucis de Concors, s'étend jusqu'à ‘Sainte-Victoire ; au nord, la plaine de la Durance.
C’est depuis celle-ci que le site de Meyrargues prend toute son ampleur. Du vaste panorama émerge le château parmi les collines boisées, au pied des falaises de Marinas (500 m), sur fond de Concors et de Sainte-Victoire dont la longue crête bleutée ferme l’Horizon. C’est dans la plaine que se sont installées les grandes propriétés comme Vauclaire, domaine viticole le plus ancien de la commune.
Des circuits pédestres mis en place par la commune et le Grand Site Sainte-Victoire permettent de découvrir la diversité de la campagne par les chemins creux et les points de vue sur le grand paysage.
Extrait du dépliant "Meyrargues, découverte du patrimoine entre nature et histoire"
Extrait du dépliant "Meyrargues, découverte du patrimoine entre nature et histoire"
Marche sportive autour Meyrargues
Vous avez envie de marcher dans la bonne humeur avec des Meyrarguais ? Proposer un itinéraire ?
Réaliser une performance ?
Contactez le Meyrargues Trail Club :
http://meyrarguestrailclub.blogspot.fr
La crue du Vallat et de la tubière en 2008
En 2008 suite a de fortes précipitations le Vallat à failli sortir de son lit.
Regardez ces images impressionnantes :
Regardez ces images impressionnantes :
Barbier-Dauphin, le fin du fin
L’usine Barbier-Dauphin ouvre ses portes à Meyrargues en 1935. Cette conserverie commercialise les produits locaux de la vallée de la Durance et notamment la tomate locale. Son slogan,“Barbier-Dauphin le fin du fin”,traduit parfaitement la recherche de qualité dont fait preuve la marque.
Pendant des décennies, les habitants vivront à l’heure de l’établissement qui fait la richesse de la commune. Les difficultés financières et les mutations délicates amèneront la fermeture définitive du site en janvier 1987.Il faut imaginer ce que pouvait représenter l’usine de 1935 à 1987,quand elle employait environ 600 personnes et plus de 1000 l’été,dans un village qui comptait en moyenne 1000 habitants.
Avants la démolition, la cheminée en béton armé se dressait encore fièrement et son dessin reflétait bien l’époque de sa construction.
Illustration :Jean pierre SEPCHAT
Illustration :Jean pierre SEPCHAT
Voir le film : "Adieu à la tomate", une histoire de l’usine Barbier Dauphin de Meyrargues. Un film signé Francis Brun et de Philippe Mioche, réalisé par Loïc Larrouzé.
Que va devenir l'Avenue de la République ?
Lors de la précédente réunion publique sur la réhabilitation de l'avenue de la république de Meyrargues, l'équipe municipale a présenté les changements envisagés :
Les différents point évoqués sont :
La mise en sens unique de la circulation automobile sur le tronçon monument au mort - sortie de village
La réfection du trottoir et la création d'un trottoir sur l'autre côté de la rue, du moins sur la partie la plus large de l'avenue.
Le maintien des stationnements et la création de quelques places supplémentaires.
L'embellissement de la rue avec éventuellement l'implantation de quelques arbres.
Ces changements sont encore à l'état de projet et pourraient être réalisés à l'horizon 2015.
Attaque de moutons à Meyrargues : les chiens accusés
Sur le territoire du Grand site Sainte Victoire ont été constatées entre l'année dernière et cette année sept attaques de troupeaux. Plus de 40 bêtes ont tuées, dont 25 étaient pleines, et 80 ont été blessées - et une trentaine ont par la suite avorté. Devant les inquiétudes, Mireille Jouve, maire de Meyrargues, a programmé une réunion concernant les attaques de chiens divagants sur différents troupeaux de moutons et brebis, notamment sur celui de Rolland Gautier, afin de trouver des solutions. Autour de la table, Émilie Malfait du Grand site, Pierre Bertrand, adjoint, Gilles Durand, conseiller municipal, Philippe Palmaro, technicien forestier au conseil général, et Marc Verrecchia, responsable scientifique au Grand Site. Des éleveurs, tous touchés par la question, étaient également présents.
Même domestiques, les chiens chassent en meutes
Article de "La Provence" :
La première question portait sur une éventuelle présence du loup et a été rapidement écartée. Le Grand Site a fait réaliser l'analyse de poils récoltés sur la clôture d'un lieu d'attaque. La réponse du Réseau loup et de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage qui ont effectué l'expertise est sans équivoque : il s'agit d'un pelage de chien.
Le plus souvent, ce sont des chiens domestiques divagants qui se regroupent en meutes et adoptent des comportements sauvages et dangereux. Nos compagnons peuvent, livrés à eux-mêmes au cours d'une escapade, se laisser aller à leur instinct : chasser, en meutes spontanément constituées, parfois.
Dans tous les cas, même en solo, un chien divagant qui pénètre dans un enclos de moutons provoque un mouvement de panique dont les conséquences sont multiples. Le chien s'excite et part attaquer les bêtes, les animaux s'évadent et se perdent, se blessent, les femelles pleines avortent... Outre la souffrance animale, ces attaques occasionnent aussi des pertes financières aux éleveurs.
Les participants à cette réunion ont rappelé les responsabilités de chacun, fixées par le Code rural : "Il est interdit de laisser divaguer les animaux domestiques et les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité". Le maître est responsable de son animal et doit assumer la réparation des dégâts qu'il occasionne, même par voie judiciaire. Garant de la sécurité sur son territoire communal, le maire peut faire capturer et retenir les animaux divagants. Cette procédure induit une amende et le remboursement forfaitaire des frais de fourrière pour le maître. Enfin, passé un délai de huit jours, un animal dont le propriétaire n'a pas été identifié devient propriété de la fourrière qui peut alors le céder à titre gratuit ou le faire euthanasier. Pour mieux vivre ensemble, il faut donc que les propriétaires de chiens assument leur responsabilité de gardiennage.
Désormais, à chaque nouvelle attaque, les éleveurs concernés informeront le Grand Site en la personne de Nicolas Tomeï.
La jumelle de Meyrargues
Meyrargues est jumelée avec la ville de Jimranov en République Tchèque.Jimranov est une petite ville de 1185 habitants (au recensement de 2006) et 22 km carrés, elle est situé à 139 km de la capitale, Pragues.
Cette ville est située dans le district de Žďár nad Sázavou, une région rurale aux paysages pittoresques qui mêlent forêt profonde, lacs, rivière et champs
Jimranov fut détruite par les Suédois durant la guerre de trente ans (1618-1648)
L'aqueduc de la Traconnade
L'aqueduc de la Traconnade a été attribué à tort au général Marius, il a été vraisemblablement construit au 1er siècle de notre ère, à l'époque de l'empereur auguste.
D'une longueur de 45km environ, il a été édifié depuis la fontaine de la Traconnade, établie sur la commune de Jouques à partir du captage de deux sources situées à une altitude de 272m, pour se terminer dans la commune d'Aix-en-Provence. Son gabarit était variable, s'adaptant aux différents terrains traversés, la section la plus étroite de 0.60 mètre de largeur pour une hauteur de 1.90 mètres.
Malgré une dénivellation très faible, le savoir-faire des ingénieurs de l'époque a permis de calculer un tracé parfait pour l'écoulement des eaux. Ainsi, des élargissements de l'édifice limitent les refoulements, l'eau est domestiquée pour une desserte publique de la ville d'Aix.
Le tracé de l'aqueduc fait alterner des sections aériennes, des tranchées de faible profondeur recouvertes d'une voûte de pierre ou des sections creusées en tunnel parfois très profond, comme par exemple pour la traversée des collines entre Meyrargues et Venelles. Les puits d'accès aux tunnels, prévus pour l'entretien de l'édifice, atteignent pour certains une profondeur de plus de 50 mètres.
Sous la restauration, une autre partie de cet aqueduc était encore visible sur le site de la chapelle Saitn Eutrope, à Aix-en-Provence.
Qu'est ce qu'un aqueduc?
C'est un conduit maçonné, aérien ou souterrain, assurant le transport de l'eau par écoulement gravitaire, d'une source à un lieu d'habitation pouvant se trouver à des kilomètres de distance.
Son édification nécessitait des connaissances complexes, mises en oeuvre par des architectes et des ingénieurs hydrologues.
Les parties les plus complexes étaient les passages en tunnels, où les ouvriers devaient travailler sans grande visibilité. Pour faciliter la progression, des puits étaient creusés à partir de la surface jusqu'a la profondeur souhaitée de la canalisation. Puis les différents puits étaient reliés entre eux par la création de galeries horizontales, accueillant la canalisation définitive.
La première galerie de pilotage était ouverte par deux équipes d'ourvriers creusant à la rencontre l'une de l'autre. Il reste cependant que les parties les plus spectaculaires des aqueducs dont les parties aériennes avec leurs arches majestueuses.
Les premiers aqueducs ont été construits en 145 avant JC; ils permettaient de raccourcir le trajet de l'eau, en traversant les vallons sans être obligé de suivre les versants.
Les matériaux utilisés pour la construction des aqueducs aériens étaient la pierre, matériel de base travaillé soit en grand appareil avec des blocs parallélépipédiques disposés en assise horizontale sans ciment., soit en petit appareil, avec des matériaux divers liés au mortier de chaux et coulés dans un coffrage de planches.
Les premiers mortiers utilisés, de qualité médiocre, avaient une durée de vie limitée. Aussi, rapidement, les architectes adoptèrent un mélange de type "béton" constitué de chaux et de bouzzolane, centre siliceuse d'origine volcanique, qui servait notamment à revêtir les conduites d'aqueduc.
A la fin de l'empire romain et de sa Pax Romana à la suite des invasions de peuples barbares, les villes se dépeuplent, les besoins en eau diminuent, les aqueducs ne sont plus entretenus et sont progressivement abandonnés. Les pierres composant les parties aériennes sont alors récupérées pour d'autres utilisations
Histoire de Meyrargues
En 1295, la seigneurie était cédée à Charles II dit «le boiteux», et connut alors bien des vicissitudes jusqu'en 1348, année sombre entre toutes, où la Provence fut ravagée par la peste noire.
Un nom encore à retenir, celui de Raymond Roger de Beaufort, dix neuvième seigneur de Meyrargues, dont la turbulence et les méfaits constituèrent un véritable fléau non seulement pour la région, mais pour la Provence entière.
En 1442, le roi René, 26ème seigneur, donne Meyrargues à la famille d'Allagonia en récompense de services rendus ; cette lignée s'éteignit 200 ans après, faute de descendants. Meyrargues passe alors aux Valbelle.
Joseph-Louis de Caussiny, baron de Valbelle, fut le 42ème et dernier seigneur. Il fut exécuté en 1794 après comparution devant le tribunal révolutionnaire de Marseille, sous l'accusation d'avoir soutenu la contre-révolution à Lyon.
Sa fille Aïbine obtint en 1801 d'être réintégrée dans les biens de son père. Elle devint par mariage, Madame Félix d'Albertas, le château, ses dépendances et une grande partie des terres passant ainsi à cette grande famille provençale originaire d'Italie.
En 1765, Meyrargues comptait 808 habitants .Le 14 février 1790 eut lieu l'élection du premier maire, l'ancien maître consul, qui se nommait Jean-Louis Ricard. En 1848 naissait à Meyrargues Charles Rouvier, qui devait s'illustrer comme contre-amiral.
Le 6 octobre 1874, c'était la naissance du poète et écrivain provençal Joseph d'Arbaud.
Autres dates marquantes : l'arrivée du premier train PLM en provenance d'Aix, le 31 janvier 1870 ; une foule énorme était venue de tous les environs pour assister à l'événement.
Le 11 juin 1909, deux secousses sismiques ébranlèrent le pays, ne provoquant heureusement que de légers dégâts matériels.
Enfin, c'est en 1913 que le village fut électrifié, mais non les campagnes. Si l'agriculture a toujours constitué l'activité principale de Meyrargues, le village a cependant connu une certaine activité industrielle : une minoteterie, une scierie, deux papeteries, un four à chaux, une corderie, des carrières, une grande usine de conserves alimentaires ...de nos jours, presque tout a disparu.
A noter, pour les gourmets, d'excellents restaurants.
Ce n'est pas encore la ville, et cela ne sera pas, mais c'est déjà un grand village à la progression spectaculaire.
Texte et les cartes postales extraites du livre de Monsieur Francis BRUN : " Meyrargues au temps de nos grands-parents"
Etymologie de Meyrargues
L’étymologie de Meyrargues est controversée entre les tenants de « Marie-Agger », c’est-à-dire camp de Marius, général romain vainqueur des Cimbres et des Teutons dans la plaine d’Aix-en-Provence au IIème siècle avant J.C. et ceux qui, plus modestement et plus vraisemblablement, affirment, d’après certaines études, que le nom du village provient du possesseur primitif de la terre du seigneur. C’était donc une propriété privée qui portait le nom du propriétaire, suivant en cela l’usage romain. Il est donc logique d’admettre que Meyrargues n’échappe pas à cette règle et que le nom se soit transformé au fil du temps (Dr Foussenq : Meyrargues 1913).
Écrit par Jean DEMENGE
Histoire du château de Meyrargues
Suzerains de Meyrargues, les comtes de Provence inféodent
ponctuellement cette seigneurie, alors prospère, pour remercier leurs alliés et
vassaux, si bien que la terre de Meyrargues change plusieurs fois de maitres
entre 1291 et 1442. En 1442, le roi René en fait don à Artaluche d'AIagonia,
gentilhomme napolitain qui l'avait soutenu pendant les guerres
d'Italie.
Artaluche d'Alagonia, qui trouve la récompense bien maigre au regard de ses
services, ignore que Meyrargues, restera la propriété de sa famille pendant
deux siècles. Le chateau possède alors toutes les caractéristiques d'une
forteresse médiévale. Il forme un imposant quadrilatère dont les murs épais de
2 m environ sont flanqués de tours massives et carrées directement assises sur
le rocher. Contemporaines des guerres de religion, les dernières années du
règne des Alagonia sur Meyrargues sont marquées par des événements dramatiques.
A deux reprises en 1589 et 1594, le chateau et le village sont pillés et
partiellement détruits par les troupes royalistes. En 1605, le seigneur Louis
d'Alagonia est décapité à Paris pour avoir comploté contre Henri IV . Quelques
années plus tard la branche des Alagonia s'éteint. Le chateau est légué à l'un
de ses parents; Léon de Valbelle , seigneur de Cadarache
DIFFICULTES ET RECONSTRUCTION
Racheté ensuite par un fond d'investissement immobilier, le château a été complétement restauré et divisé en appartements locatifs. Le parc entourant le château a été cédé à la commune.
Merci à "Mamie Lucette" pour ses précieuses recherches !
Merci à "Mamie Lucette" pour ses précieuses recherches !
Joseph d'Arbaud
Joseph d'Arbaud (Jóusè d'Arbaud selon la norme mistralienne - Josèp d'Arbaud selon la norme classique ; né à Meyrargues, 4 octobre 1874-Aix-en-Provence, 2 mars 1950) était un poète provençal d'expression occitane et un félibre. Aristocrate, proche de Folco de Baroncelli-Javon, gardian lui-même, il est l'auteur du roman La Bête du Vaccarès (la Bèstio dóu Vacarés - en norme mistralienne - La Bèstia dau Vacarés - en norme classique).
Joseph d'Arbaud naît dans la propriété familiale à Meyrargues, dans une famille aisée. Il est le fils de Philippe d'Arbaud et de Marie-Louise Valère-Martin (également féblibresse et écrivaine provençale de langue d'oc). Élevé dans l'amour de la langue provençale et de l'Histoire, il voue un profond respect à Frédéric Mistral, le chantre de la littérature provençale. Marie d'Arbaud, sa mère, est l'auteur d'un recueil de poèmes en provençal publié sous le nom de Lis Amouro de ribas(« Les Mûres des talus »).
À l'âge de 10 ans, il part étudier chez les jésuites à Avignon, puis fait des études de droit à Aix-en-Provence. Après quelques années mondaines parmi les jeunes écrivains aixois, dont Joachim Gasquet, il part en Camargue et devint manadier1, à l'image de son cousin éloigné Folco de Baroncelli-Javon, quelques années plus tôt. Pour Jacques Blais (1984), ce faisant, d'Arbaud répond « au besoin d'éprouver pour son compte le sentiment de grandeur que dégagent ces régions austères ».
Il a pour égérie Marguerite de Baroncelli-Javon (sœur du célèbre manadier, écrivain et fervent défenseur de l'âme provençale Folco de Baroncelli-Javon et du cinéaste Jacques de Baroncelli, qui fut reine du Félibrige de 1906 à 1913 sous le capoulierat (la présidence) de Mistral et épousa en 1914 le peintre post-impressionniste Georges Dufrénoy.
En 1918, il devient majoral du Félibrige (Cigalo di Jardin) et dirige la revue Le Feu.
Il meurt à Aix-en-Provence en 1950 après avoir épousé en 1946 Yvonne Recours, de Barjols (Var). C'est du reste dans cette localité qu'il est inhumé dans un tombeau rappelant les sarcophages des Alyscamps d'Arles.
Meurtre à Meyrargues, le mystère Ponce Gaudissard
Le crime est barbare et le mobile incompréhensible. Quand une mère et sa fille sont retrouvées mortes, chez elles, à Meyrargues (13), ligotées, et égorgées dans leur maison en feu, l’affaire fait grand bruit. Pendant des mois, les gendarmes font et refont "l’entourage" des deux femmes. Pendant des mois, ils multiplient les prélèvements génétiques.
C’est finalement une autre agression, commise à Pertuis, qui les mettra sur la piste. Celle d’un homme dont ils étaient pourtant tout près. Un homme qui ne passera jamais aux aveux, contre lequel ils n’ont aucune preuve matérielle, mais dont le passé pèsera lourd devant les jurés. 31 mars 2003. Ce sont les collègues de Chantal d’Amato qui préviennent les secours, inquiets de ne pas la voir arriver au bureau. Audrey, sa fille de 24 ans, est elle aussi absente de son travail. Mais quand les pompiers enfoncent la porte de la maison, ils découvrent le corps de Chantal, saucissonné avec du scotch. Dans la pièce voisine, celui d’Audrey gît sur un lit, attaché avec des fils électriques, un bâillon sur les yeux, le visage lacéré de coups de couteau. Et visiblement, le meurtrier s’est acharné sur la fille. Face à la monstruosité du crime, les gendarmes sortent les grands moyens. Ils veulent absolument connaître le profil psychologique de l’assassin. Pour la première fois en France, un profileur intervient, et son expertise est claire : le meurtrier connaît les victimes, il en veut à Audrey, et son sang-froid dénote une certaine "habitude". Il s’agit probablement d’un récidiviste, qui recommencera encore…. Les enquêteurs n’ont qu’une piste : des traces ADN retrouvées sur les lieux du crime. La famille, les voisins, les collègues... tout le monde y passe. Des centaines de tests génétiques sont réalisés mais rien n’y fait ! L’empreinte digitale et le sang retrouvés chez les d’Amato ne correspondent à personne. Il faut attendre un an pour que l’enquête rebondisse. Le 2 février 2004, à Pertuis, dans la banlieue d’Aix-en-Provence, un homme s’en prend à sa belle soeur. Il l’agresse dans son appartement, la viole et jure de la tuer. Pris en flagrant délit, Poncé Gaudissard n’aura pas le temps de mettre ses menaces à exécution. Mais le mari de la victime alerte les policiers : cet homme travaille aux Cars des pays d’Aix, la société de transports qui employait la jeune fille de Meyrargues : Audrey d’Amato ! Les gendarmes ont enfin un suspect solide ! Un couteau, des câbles électriques… Le mode opératoire est le même. Et surtout, Poncé Gaudissard est un violeur récidiviste au casier judiciaire long comme le bras. En garde à vue, Gaudissard nie tout en bloc. Aucun élément matériel ne permet de lui coller l’assassinat de Meyrargues sur le dos. Les empreintes trouvées sur les lieux du crime ne sont pas les siennes. Mais les gendarmes n’en démordent pas. Et un an plus tard, ils interpellent à nouveau Gaudissard, persuadés d’avoir découvert son mobile : une lettre envoyée à la société de transports du chauffeur de bus. Le courrier, signé de la main du Procureur, exige des renseignements sur Gaudissard pour indemniser l’une de ses anciennes victimes. C’est Audrey d’Amato qui a traité le dossier ! La jeune fille aurait donc découvert le passé de son collègue. Le 1er juillet 2008, le procès s’ouvre avec un dossier sans aveux ni preuves matérielles, mais beaucoup d’anciennes victimes qui défilent à la barre. Poncé Gaudissard écope de 30 ans de prison. Mais il continue à crier son innocence et, un mois avant le second procès en appel, les faits semblent lui donner raison. L’ADN parle enfin ! Presque sept ans après le meurtre de Chantal et Audrey, les traces ADN retrouvées chez les victimes parlent enfin ! Elles appartiennent à un homme qui vit en Picardie . Un coup de théâtre incroyable…. Qui tourne finalement court. Car le laboratoire s’est trompé ! Les premiers prélèvements ADN sont finalement déclarés inexploitables. Et Gaudissard repasse devant les Assises, où il voit sa peine aggravée. Le jury le condamne cette fois à la perpétuité
C’est finalement une autre agression, commise à Pertuis, qui les mettra sur la piste. Celle d’un homme dont ils étaient pourtant tout près. Un homme qui ne passera jamais aux aveux, contre lequel ils n’ont aucune preuve matérielle, mais dont le passé pèsera lourd devant les jurés. 31 mars 2003. Ce sont les collègues de Chantal d’Amato qui préviennent les secours, inquiets de ne pas la voir arriver au bureau. Audrey, sa fille de 24 ans, est elle aussi absente de son travail. Mais quand les pompiers enfoncent la porte de la maison, ils découvrent le corps de Chantal, saucissonné avec du scotch. Dans la pièce voisine, celui d’Audrey gît sur un lit, attaché avec des fils électriques, un bâillon sur les yeux, le visage lacéré de coups de couteau. Et visiblement, le meurtrier s’est acharné sur la fille. Face à la monstruosité du crime, les gendarmes sortent les grands moyens. Ils veulent absolument connaître le profil psychologique de l’assassin. Pour la première fois en France, un profileur intervient, et son expertise est claire : le meurtrier connaît les victimes, il en veut à Audrey, et son sang-froid dénote une certaine "habitude". Il s’agit probablement d’un récidiviste, qui recommencera encore…. Les enquêteurs n’ont qu’une piste : des traces ADN retrouvées sur les lieux du crime. La famille, les voisins, les collègues... tout le monde y passe. Des centaines de tests génétiques sont réalisés mais rien n’y fait ! L’empreinte digitale et le sang retrouvés chez les d’Amato ne correspondent à personne. Il faut attendre un an pour que l’enquête rebondisse. Le 2 février 2004, à Pertuis, dans la banlieue d’Aix-en-Provence, un homme s’en prend à sa belle soeur. Il l’agresse dans son appartement, la viole et jure de la tuer. Pris en flagrant délit, Poncé Gaudissard n’aura pas le temps de mettre ses menaces à exécution. Mais le mari de la victime alerte les policiers : cet homme travaille aux Cars des pays d’Aix, la société de transports qui employait la jeune fille de Meyrargues : Audrey d’Amato ! Les gendarmes ont enfin un suspect solide ! Un couteau, des câbles électriques… Le mode opératoire est le même. Et surtout, Poncé Gaudissard est un violeur récidiviste au casier judiciaire long comme le bras. En garde à vue, Gaudissard nie tout en bloc. Aucun élément matériel ne permet de lui coller l’assassinat de Meyrargues sur le dos. Les empreintes trouvées sur les lieux du crime ne sont pas les siennes. Mais les gendarmes n’en démordent pas. Et un an plus tard, ils interpellent à nouveau Gaudissard, persuadés d’avoir découvert son mobile : une lettre envoyée à la société de transports du chauffeur de bus. Le courrier, signé de la main du Procureur, exige des renseignements sur Gaudissard pour indemniser l’une de ses anciennes victimes. C’est Audrey d’Amato qui a traité le dossier ! La jeune fille aurait donc découvert le passé de son collègue. Le 1er juillet 2008, le procès s’ouvre avec un dossier sans aveux ni preuves matérielles, mais beaucoup d’anciennes victimes qui défilent à la barre. Poncé Gaudissard écope de 30 ans de prison. Mais il continue à crier son innocence et, un mois avant le second procès en appel, les faits semblent lui donner raison. L’ADN parle enfin ! Presque sept ans après le meurtre de Chantal et Audrey, les traces ADN retrouvées chez les victimes parlent enfin ! Elles appartiennent à un homme qui vit en Picardie . Un coup de théâtre incroyable…. Qui tourne finalement court. Car le laboratoire s’est trompé ! Les premiers prélèvements ADN sont finalement déclarés inexploitables. Et Gaudissard repasse devant les Assises, où il voit sa peine aggravée. Le jury le condamne cette fois à la perpétuité
La gare de Meyrargues
La gare de Meyrargues est une gare ferroviaire française de la ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble), située sur la commune de Meyrargues, au nord-est du département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
C'est une halte ferroviaire de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), elle est desservie par des trains express régionaux TER PACA.
Établie à 207 m) d'altitude, la gare de Meyrargues est située au point kilométrique (PK) 382,048 de la ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble), la bifurcation vers Pertuis se trouve à la sortie du pont sur la Durance au nord de la gare. Cette position sur un nœud ferroviaire permet à la gare de Meyrarques d'être situé entre trois gares, Manosque-Gréoux-les-Bains, Pertuis et Aix-en-Provence.
La section Marseille - Veynes est à voie unique, mais une voie d'évitement existe en gare de Meyrargues.
La gare de Meyrargues fut une gare triple, car la ligne principale y côtoyait au début du XXe siècle deux lignes secondaires : la ligne Central-Var, ligne à voie métrique des Chemins de fer de Provence, à destination de Draguignan, Grasse et Nice, et une ligne départementale des Bouches-du-Rhône, à écartement standard, en direction de Salon-de-Provence et Arles.Noël Véran
Noël Véran, Meyrarguais , résistant du réseau FER (cheminots), à été assassinés avec Georges Hasemann, (un Lorrain réfugié à Mirabeau) par les nazis le 9 août 1944, à quelques jours de la Libération de la Provence.
Noël Véran avait 23 ans, il est mort pour la Liberté
Noël Véran avait 23 ans, il est mort pour la Liberté
Fernand Singerlé
Fernand Singerlé est né à Sarrebourg, d’une famille de sept enfants. Venu en Provence pour des problèmes de santé, il est ordonné prêtre à Aix le 23 décembre 1939 à l’âge de 26 ans et devient curé de Venelles et de Meyrargues jusqu’en 1943.
Résistant pendant l’occupation allemande, il cache des armes dans l’autel de l’église mais aussi des gens, notamment des Juifs, recherchés par la police de Vichy et la Gestapo.
Le 26 novembre 1943, lors d’une attaque menée par les maquisards contre un convoi allemand sur la route nationale entre Meyrargues et Peyrolles, il y eut deux tués du côté allemand. Le lendemain, en représailles, les Allemands arrêtèrent six habitants de chacun des deux villages qui furent transférés à la prison des Baumettes à Marseille où les six Meyrarguais furent désignés pour être fusillés. Prévenu d’urgence, le curé Fernand se rendit à la prison en moto et vit, dans la cour, les six hommes alignés contre un mur, prêts à être fusillés. Après maintes discussions et démarches, il fit surseoir à l’exécution en s’offrant à la place des otages. Il finit par obtenir leur maintien en prison avec les Peyrollais. Il revint tous les jours plaider leur libération qui fut effective huit jours plus tard pour les Meyrarguais, trois semaines après pour les Peyrollais sur l’intervention d’un notable de ce village.
En décembre 1943, le curé Fernand fut nommé à Saint-Andiol. Il s’engagea et devint aumônier de la Deuxième Division Blindée du Général Leclerc jusqu’en 1945 où il revint à Saint-Andiol, la guerre finie. C’est là qu’il mourut le 25 janvier 1949, à l’âge de 36 ans de tuberculose et de rhumatisme cardiaque.
Titulaire de la croix de guerre et de la médaille de la résistance, il lui a été décerné, en 1999 à Jérusalem, le titre de “Juste parmi les Nations” pour avoir aidé, à ses risques et périls, des Juifs pourchassés pendant l’occupation. Deux plaques commémoratives ont été apposées l’une dans l’église, l’autre dans un square à son nom dans le village.
L'église Saint André
La paroisse de Meyrargues existe depuis fort longtemps, probablement depuis le VIème siècle, mais la première mention de l’existence d’une église n’apparaît qu’au XIème siècle. Elle est située à l’emplacement de la chapelle désignée actuellement sous le nom de “Mère de Dieu”, en face du château.
Au XVIème siècle, une nouvelle église a été édifiée à la place du cimetière d’alors, lorsque le village s’est déplacé vers son site actuel.
L’église connut bien des péripéties. Elle s’effondra notamment au XVIIIème siècle et fut reconstruite à partir de 1736. Il doit sans doute son aspect actuel "de style Grec" néo-classique à une large restauration en 1822.
Dans son sous-sol, se trouvait le caveau des seigneurs de Meyrargues, les Valbelles (XVIème et XVIIIème siècles), profané en 1794. A l'intérieur se trouve une vierge en bois doré très ancienne, un tableau de Mazoncchi (1868) représentant la Vierge et Sainte Catherine de Sienne (don de l'empereur Napoléon III) En 1900, ont été placées la rosace au-dessus de la porte d'entrée et la croix en pierre d'Arles qui surmonte le pignon. A l'intérieur se trouve une vierge en bois doré très ancienne, un tableau de Mazoncchi (1868) représentant la Vierge et Sainte Catherine de Sienne (don de l'empereur Napoléon III). En 1900, ont été placées la rosace au-dessus de la porte d'entrée et la croix en pierre d'Arles qui surmonte le pignon.
A l’extérieur de l’église, une rosace et une croix en pierre d’Arles furent placées en 1900 au moment de la réfection de la façade. Le clocher que nous connaissons était à l’origine une tour appartenant au Seigneur du lieu.
L'église, qui comprend trois nefs, fut de tout temps dédiée à St André dont on peut voir la statue à gauche du chœur. Derrière l’autel, une copie d’un tableau de Véronèse, les “Noces de Cana” (actuellement au Louvre) et, au-dessus de l’entrée, un tableau de Mazocchi, de 1868, “Vierge et Ste Catherine de Sienne”, don de l’empereur Napoléon III.
La chapelle Saint Sebastien
A l'entrée nord du vieux village de Meyrargues et à proximité de la route N96, on peut voir ce modeste sanctuaire dédié à saint Sébastien.
Derrière la grille apparaît un intérieur décoré simplement et orné de fleurs. Sur l'autel adossé à la paroi est posée la statue du saint, traditionnellement percé de flèches.
Saint Sébastien est un des principaux saints invoqués lors des pestes. Il est possible que cette chapelle ait été élevée à l'occasion d'une de ces épidémies au XVIe ou du début du XVIIe siècle
Saint Sébastien était un centurion romain, chef d'une garde prétorienne au temps des persécutions sous Dioclétien (IIIe s.). Converti secrètement au christianisme, il aida les chrétiens avant d'être dénoncé et arrêté. Condamné à être percé de flèches, il fut livré aux archers.
Après son martyre, une veuve chrétienne nommée Irène constata qu'il n'était pas mort ; elle le recueillit discrètement chez elle, le soigna et lui permit de guérir. Entièrement rétabli, il se présenta alors sur le chemin de l'empereur, auquel il reprocha sa cruauté. Battu à mort, il tomba définitivement et son corps fut jeté dans un égoût En 1669, restauration de la chapelle qui était en ruine. En 1823, plantation d'une croix devant la chapelle. Ce fut pour clôturer une mission prêchée par trois Oblats de Marie Immaculée. Monseigneur de Bausset, archevêque d'Aix, présida cette cérémonie: on y célébra la messe le 20 janvier, jour de la fête du saint.
En 1850, on répara la croix de mission devant la chapelle
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